Les visages de l’achat local

01/11/20

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Un immense merci à Simon Laroche pour les photographies.

Marise Descôteaux, gérante de la boutique Joubec

« Joubec avait déjà deux autres succursales en Abitibi. En 2018, le propriétaire a eu le goût de continuer et d’en ouvrir une ici, à Montréal. C’est une boutique de jeux et de jouets spécialisés pour tous les âges, de 0 à 99 ans. On a un peu de tout, pour toute la famille!

Ce que j’aime le plus de mon travail, c’est le contact avec les gens. J’aime être capable de satisfaire les clients en les dirigeant vers le produit qu’ils veulent avoir et qui correspond à leurs besoins.

Depuis la pandémie, nous déployons beaucoup d'efforts sur le web. Pendant le confinement, nos clients étaient heureux que la boutique soit ouverte pour leur permettre d’avoir des activités à faire. Nous avons reçu plusieurs commentaires de gens contents de pouvoir continuer à s’occuper avec des loisirs créatifs. »

Jérémie Gélinas, propriétaire du restaurant Le Millen

« Le Millen, c’est avant tout des menus « dégustation » à petits prix. On veut essayer de valoriser le nord de la ville et le quartier Ahuntsic en apportant quelque chose de différent, mais aussi à un prix très abordable. On fait des 7 services et des 9 services, où les gens peuvent apporter leur vin et manger vraiment bien. Puisqu’on a une clientèle de quartier et que l'on connaît tous nos clients, c’est très familial. Il y a un grand sentiment de proximité avec la clientèle.

Ce que j’aime le plus de mon travail est que c’est une manière super artistique de s’exprimer en apportant beaucoup de plaisir aux gens. On peut créer des choses, par exemple quand on change le menu. Il ne faut pas oublier que la cuisine, c’est du plaisir : tu travailles comme un fou pour apporter du bonheur aux gens.

Présentement, on offre une formule pour emporter dans un modèle épicerie. Tous nos plats sont frais et faits le matin même. Le menu change chaque semaine. Il ne reste qu’à venir chercher les plats et à les réchauffer! »

Gabrielle Gagnon, propriétaire de la boutique Bas...Bet

« Il y a 26 ans, je travaillais comme agente de bord. L’entrepreneuriat m’intéressait, car je voulais créer mon propre emploi, avoir la liberté de mes choix et de mon travail. Au départ, Bas Bet était plus une boutique de bas, de chaussettes et de collants, mais cela a évolué. Maintenant, c’est aussi une boutique de coups de cœur, d’accessoires et de laine. J’ai surtout un grand amour pour la collection Saint-James. Ce sont les vêtements que je vends le plus et pour lesquels je suis une destination depuis presque 20 ans!

Mon aspect préféré est le lien que j’ai créé avec mes clientes au cours des années. C’est devenu une clientèle loyale, très fidèle. Je dois dire que la clientèle du quartier est vraiment adorable et sympathique. J’adore aussi faire les achats, car je crée des liens forts avec mes fournisseurs. Je fais souvent affaire avec des compagnies depuis 10 ans, 20 ans. J’ai toujours des relations à long terme avec mes fournisseurs, avec ma clientèle et avec mes employés également.

Depuis la pandémie, les gens ont un peu changé leurs façons d’acheter. Ils achètent moins de vêtements pour sortir, mais plus de vêtements de "cocooning". Ces temps-ci, ils achètent aussi beaucoup d’articles de plein air, comme des chaussettes, des gants, des chapeaux et des foulards, parce qu’ils passent beaucoup de temps à l’extérieur. »

Isabelle Cyr, propriétaire de la Lingerie Rose des Bois

« J’ai lancé mon commerce par passion pour la lingerie, pour le bien-être des femmes et bien sûr, pour la rue Fleury, qui est située dans un quartier que j’aime beaucoup.

La Lingerie Rose des bois, c’est un service attentionné et courtois pour toutes les femmes, depuis maintenant 40 ans.

Mon aspect préféré de mon travail est le lien direct que l’on a établi avec notre fidèle clientèle, pour répondre à ses besoins. »

France Ouellet, propriétaire de Fleuriste Floramicale

« Je me suis installée sur la Promenade Fleury en juin 2007. Je désirais acquérir un petit commerce sur une artère commerciale à Montréal. Aussitôt que j’ai découvert la Promenade Fleury et le quartier Ahuntsic, il n’y avait plus de comparaison. J’ai souhaité très fort que mon souhait se réalise et c’est arrivé.

Mon commerce est petit, donc j’y assure une présence six jours par semaine. Nous avons de beaux arrivages de magnifiques fleurs coupées, de plantes fleuries et de plantes vertes. Les gens ont du bonheur à se les offrir à eux-mêmes ou à les donner en cadeau.

Les clients sont des personnes en harmonie avec la nature : ils sont heureux, souriants, agréables, reconnaissants… et on pourrait ajouter encore beaucoup de qualités !

L’achat local est très important, pour la simple raison qu’une artère commerciale aussi prisée que la Promenade Fleury dépend beaucoup de la participation de ses citoyens. Heureusement, on a d’excellents citoyens dans le quartier Ahuntsic ! »

Mimmo Ferraro, propriétaire du Café Aroma Paninoteca

« Le Café Aroma est installé sur la Promenade Fleury depuis 2004. J’ai choisi Ahuntsic car c’est mon quartier d’enfance.

Notre café est comme une deuxième maison pour certains clients. C’est un lieu de rencontre. Les gens viennent discuter de toutes sortes de sujets, allant de la politique au cinéma !

Nous avons des clients de tous les âges, de toutes les régions. Je dirais que c’est un café sans frontières, un café pour tous. Tout le monde est le bienvenu.

Encourager l’achat de proximité fait rouler l’économie locale. Je fais moi-même affaire avec d’autres commerçants du coin, comme La Petite Boulangerie Fleury. La plupart de nos produits sont québécois. C’est important d’encourager non seulement les commerçants du quartier, mais également ceux de Montréal, du Québec. »

Catherine Bond, libraire à la Librairie Fleury

« Ça va faire 4 ans qu’on est sur la Promenade Fleury. Ahuntsic est un quartier florissant, vivant, qui a plein de commerces. C’est le meilleur endroit pour ouvrir une petite librairie à échelle humaine.

Ce qui fait la particularité de la Librairie Fleury, c’est vraiment le commerce personnalisé que chaque client ou cliente reçoit en venant en librairie. On est là pour mettre le bon livre dans les bonnes mains, au bon moment. C’est vraiment ce à quoi on aspire et je pense que les gens nous le rendent bien.

La clientèle est très variée. La joie d’une librairie générale, c’est d’avoir des clients et clientes de tous les horizons. On a beaucoup de familles également; on a une belle section jeunesse qu’on entretient avec passion. Il y en a pour tous les goûts. On veut que les gens sortent avec le bon livre pour eux.

L’achat local, c’est important pour la diversité des produits qu’on va retrouver dans les librairies indépendantes. On se bat pour la bibliodiversité, pour que les gens n’aient pas seulement accès aux best-sellers, mais aussi aux plus petites publications. On veut pouvoir promouvoir différents types de littérature. »

Sandra Baron, designer d'intérieur chez Décoration Conseil Aménagement ltée

« Ça fait 31 ans que la boutique est située sur la Promenade Fleury et que j’y travaille. Originalement, la boutique était à Saint-Léonard, puis elle a déménagé dans le quartier et ça a été un excellent choix. La Promenade est vraiment un endroit agréable.

DCA est une boutique fidèle à ses clients et les clients nous sont fidèles aussi. On se démarque par notre service, parce qu’on est vraiment à l’écoute de nos clients. On entre dans leur maison, dans leur intimité.

Notre clientèle est vraiment très vaste ; autant des jeunes sur le marché du travail que des gens à la retraite. J’ai des clients que j’ai servis à mes débuts et maintenant, je sers leurs enfants. C’est spécial ! Chaque client est différent avec des besoins différents. On s’adapte à chacun, à chaque pièce, à chaque fenêtre de leur demeure. C’est ça le défi et c’est ça qui est “le fun” dans mon travail.

L’achat local est important ! Les clients ont avantage à profiter de leur quartier. Ça ne donne rien de toujours aller visiter des sites qui n’ont aucune connexion directe avec les gens. Chez DCA, on est toutes designers d’intérieurs, alors je crois que les clients peuvent bénéficier de suggestions professionnelles en décoration tout en profitant de la proximité. L’achat local nous permet de garder nos emplois et nous motive à bien servir les clients ! »

Nancy Collin, propriétaire du restaurant L'Estaminet

« L’Estaminet fêtera ses 35 ans cette année. C’était une entreprise familiale et, en un sens, ça le restera, puisque mes filles y travaillent aussi. Quand j’ai commencé à y travailler il y a 4 ans, c’était un hasard. J’y suis restée pour l’équipe, pour le quartier agréable et pour la clientèle régulière avec laquelle on peut développer un lien particulier. Si j’ai acheté le resto, encouragée à 100 % par mes filles, quand l’opportunité s’est présentée en février 2019, c’est parce que je savais que l’équipe resterait et la clientèle aussi. Et c’est le cas, malgré la crise.

Depuis, j’ai littéralement adopté le quartier en y déménageant peu de temps après avoir acheté. J’en suis très contente. Je me promène à pied et, sur la Promenade, je peux tout trouver. En cette période de crise, c’est le meilleur quartier où habiter et qui me permet d’acheter presque tout localement. La rue Fleury, c’est comme un pont entre Laval-Rive-Nord et Montréal. On est entre deux et on peut très bien manger sans être obligés d’entrer plus loin dans la ville, tout en évitant la congestion. Et tout Montréal peut y venir facilement, car les transports en commun et le métro y sont présents.

Depuis 35 ans, L’Estaminet a acquis une clientèle fidèle : les clients reviennent, même quand ils n’habitent plus le secteur. C’est agréable, convivial et sans prétention, mais c’est unanime : c’est toujours bon. Et le service est excellent, parce qu’on sait prendre soin des gens et être à leur écoute.

Encourager l’achat local, sur Fleury, c’est contribuer à cette vie de quartier riche dans une grande ville, tout en conservant les avantages d’habiter un quartier calme. On est en périphérie, mais on est en ville. »

Charlotte Rivest, caissière et responsable au service à la clientèle à La Petite Boulangerie Fleury

« Ça fait 3 ans que je travaille ici. La Petite Boulangerie est une entreprise familiale qui travaille avec des produits québécois, des producteurs d’ici. On met en valeur les produits du Québec. Tout est fait maison, en magasin.

La clientèle est surtout une clientèle de quartier. On a souvent les mêmes clients, qui viennent ici depuis à peu près 25 ans. C’est vraiment une clientèle qui est chaleureuse. Les clients ont grandi avec la boulangerie. Ils sont super gentils, super sympathiques.

L’achat local permet d’encourager les commerces. Notre entreprise nous tient à cœur et quand les gens viennent acheter chez nous, ça nous permet de continuer à vendre nos produits et d’en présenter de nouveaux. Encourager les commerces locaux réduit également l’impact environnemental. »

Michèle Spearman, gérante de la Fromagerie Hamel Fleury

« Ça va faire 8 ans le 20 septembre que la Fromagerie Hamel a pignon sur la Promenade Fleury. Je suis une vraie Ahuntsicoise et la rue Fleury est vraiment une magnifique rue de quartier.

La Fromagerie Hamel, c’est le plaisir de partager. C’est les plus grands fromages du monde. Les clients viennent pour éveiller leurs sens, autant visuels que gustatifs ou olfactifs. Venir à la Fromagerie Hamel, c’est découvrir les beaux produits importés de la fromagerie; c’est un voyage à travers les pays par les fromages.

Notre clientèle est merveilleuse. Nous avons plein d’enfants de banlieusards qui sont revenus dans le quartier. C’est une clientèle qui est magnifique, jeune. Les gens sont connaisseurs en fromages et en vin.

C’est important de faire travailler notre monde à nous autres, surtout en ce moment. Les fromages du Québec n’ont rien à envier aux fromages français. On a des bons vins, des bons cépages du Québec qui sont plus rustiques, plus tolérants aux froids. C’est important d’encourager notre achat local, ça fait travailler la gang du Québec. »

Isabelle Lachance, co-propriétaire de Oblic Salon Urbain

« Stéphane Roy et moi nous sommes installés sur la Promenade puisque je travaillais déjà dans le salon qui existait à l’époque, Interlude. J’avais 19 ans et j’y ai travaillé durant 6 ans avant que Stéphane et moi-même décidions d’en faire l’acquisition et de créer notre propre entreprise. C’est comme ça qu’est né le premier salon Oblic sur la rue Fleury.

Je crois que ce qui fait notre réussite, c’est que Stéphane et moi sommes une équipe qui se complète parfaitement. Nous avons tous les deux toujours cru en la relève et en l’éducation, ce qui je crois a grandement contribué à notre succès.

Nous avons la meilleure clientèle au monde! Les gens d’Ahuntsic sont des gens très fidèles, chaleureux et reconnaissants. Nous sommes très attachés à nos clientes et clients et nous savons que c’est réciproque. Avec les années, nous avons développé des liens solides.

La rue Fleury est un des beaux trésors de Montréal et il est crucial pour tous les habitants d’Ahuntsic de conserver ce privilège. La seule façon d’en bénéficier encore longtemps est de continuer d’encourager les commerçants de la Promenade Fleury, pour qu’ils puissent continuer d’offrir un service de qualité supérieure et ainsi rester une référence auprès des consommateurs. »

Pina Caputo, propriétaire de Pile ou Glace Gelateria

« C’est mon quatrième été sur la Promenade. J’aimais bien l’accueil de la rue. Je la trouvais belle, avec beaucoup d’arbres. Je venais ici avec ma grand-mère quand j’étais petite, alors ça me rappelait des beaux souvenirs. Je n’ai jamais habité Ahuntsic, mais le quartier m’appelait.

Pile ou Glace, c'est une petite production, c’est du gelato artisanal, des produits faits maison. Toutes nos glaces sont faites à partir d’une recette de famille.

Ma clientèle, c'est beaucoup des résidents d’Ahuntsic, des petites familles. Il y a aussi des gens de Laval qui viennent faire du magasinage sur la Promenade et qui arrêtent pour se gâter un peu.

Je pense que surtout pendant la pandémie, on a tous besoin de se soutenir. C’est en se supportant les uns les autres qu’on va arriver à surmonter cette épreuve. Ce n'est pas facile, il faut qu’on supporte notre économie. »